I wanna be a Rock Star *-*

I wanna be a Rock Star *-*



Ce blog est sous licence par Creative Commons (CC)
- La copie est non autorisée
- Les modifications interdites
- L'utilisation commerciale interdite
Passible de poursuites par l'auteur.


Bonjour !! =D

Je trouve que cette fiction à besoin de changement. La fiction est donc en Réécriture !La fiction est toujours la même avec les mêmes personnages et la même histoire. Elle est simplement mieux écrites, certains passages ont été modifié et les passage trop rapide sont améliorés !!

Voici dors et déjà le nouveau Prologue !

June

Elle a de longs cheveux d'un brun brillant, pleins de reflets. Ses yeux sont verts émeraudes. Quand elle vous regarde on pourrait lire en elle tellement ses yeux sont expressifs. Cette jeune adolescente allemande est belle, magnifiquement belle. Malheureusement elle fait partie des rares, mais de plus en plus nombreuse, personnes qui ne voient en elles que ce qui pourrait repousser les autres. Un repli de graisse par ci, des formes féminines durent à accepter. Cela fait maintenant quatre mois qu'elle est anorexique. Elle avait quelques kilos en trop, rien de bien méchant. Bien sûr, elle fait tout son possible pour que personne ne remarque son changement. Elle est la soeur de Gustav Shäffer, batteur d'un célèbre groupe nommé Tokio Hotel. Ses parents sont très fiers de leur fils et ne sont que rarement à la maison. Quant à Gustav, n'en parlons pas. Entre interview, concert, répétitions et studio, autant vous dire qu'il n'est pas, ou peu, à la maison. Seulement cela n'a pas que des avantages. D'après elle c'est même un désavantage. Vivre dans l'ombre de son frère, supporter ses amis... En effet les autres membres du groupe de son frère ne sont pas des anges n'ont plus.

Laissez-moi vous raconter son histoire...




# Posté le jeudi 01 mai 2008 08:11

Modifié le mardi 04 août 2009 12:35

chapitre 1

chapitre 1
Chapitre 1

>> Point de Vue June <<


*Bouuum* Non mais c'est pas vrai !

- Gustav, casse-toi ! dis-je en me retournant dans mon lit.

Il est a peine 6 h 00 du matin et mon frère me saute dessus ! Je vais l'étriper !

- Je pars en tournééeuuu, je pars en tournééeuu et toi tu vas à l'école, dit-il, visiblement fier de lui.

Retenez-moi, retenez-moi !

- Mais t'inquiète je reviens dans trois mois pour les prochaines vacances !

- Ouais c'est ça casse-toi et laisse-moi me préparer.

Il part enfin de ma chambre et j'en profite pour me lever. Le bus part à 7 h 00, ce qui me laisse une heure pour me préparer. J'ouvre mon armoire et me choisi des habits. Aujourd'hui pour le premier jour d'école je choisi une tenue assez sobre mais qui me ressemble. Jean noir, un T-Shirt blanc à l'inscription “I love ROCK* en rose et un cache coeur noir. Je passai à la salle de bain me coiffer, souligner mes yeux de crayon et d'eye liner puis je descendis. Gustav est à table avec mes parents pour déjeuner. Ils sont tous rentrés à la maison, même papa et maman, afin de voir une dernière fois leur fils son départ. Je m'assois et me sert du thé vert.

- Tu ne mange pas ? me questionna ma mère.
- Bof, non je n'ai pas tellement faim.
- D'accord.


En faite, je n'ai pas déjeuner de toutes les vacances. Mais mes parents étaient en voyage, ils n'ont donc rien vu. Même pas les six kilos que j'ai perdu. Dans la famille, tous les yeux sont tournés vers le talentueux Gustav.C'est comme si j'étais invisible. Malgré mes bons résultats scolaires, je n'arriverai jamais à égaler Gustav.

- Bon je vais rejoindre les gars au studio ! C'est à cet endroit le départ ! A dans trois mois les gens !
- Amuse-toi bien !
lui dit mon père.
- Et n'oublie pas de nous appeler tous les jours !
- Oui, oui, maman.


Finalement ça ne me dérange pas d'être invisible. Au moins je fait ce que je veux. Je finis mon thé puis je allai chercher mon sac, enfilai mes converses, ma veste de cuir blanc et me dirigeai vers l'arrêt de bus, mon Ipod branché à fond dans mes oreilles.

Dans le bus je retrouve Elisa. Une amie. Je ne cherche pas à me lier avec des gens. Eux, tout ce qu'ils cherchent, c'est rencontrer le sexy Tom, ou le sensible Bill. Alors mieux vaut ne pas chercher à établir un contact avec des gens qui se servent de vous.

- Alors ça se passe comment avec Gustav ?
- Pff il n'a pas changer. Toujours à m'embêter.
- Dis donc t'as maigris toi !
- Tu trouve ?
Lui demandai-je, heureuse.
- Ouais t'es encore plus belle qu'avant.

Sa remarque me fit plaisir. Au moins je ne fais pas sa pour rien. Il y a bien quelqu'un qui s'intéresse à moi.

Lors de mon cours de français, Je m'occupai en dessinant sur ma table, comme à mon habitude. Je suis à côté de la fenêtre et du chauffage et je passe mon temps à dessiner, à regarder dehors ou à parler avec Elisa qui est devant moi. La table à mon côté est vide.

- Shäffer !!
- Ouiiiii ?
répondis-je d'une voix hypocrite.
- Au lieu de rêvasser, venez au tableau et rappelez-moi comment on dit “Quel âge as-tu”, en français ?
- Je sais pas, madame, regarder dans le dictionnaire.

Toute la classe se mit à rigoler. Ca ne m'atteint même plus, ce que j'ai dit est loin d'être drôle, mais si ça peut leur faire plaisir... Ils vont s'imaginer que c'est comme ça que je vais leur présenter mon frère ?

- Bon alors pour tous le monde, demain travail écrit sur tous les vocabulaires ! Vous pouvez remercier June !
- Ohhhhh
, firent les élèves d'une même voix.

Super c'est de ma faute maintenant. Tsss. Je repars vers ma place et reprend mon occupation.

>> Point de vue Gustav <<


Je me lève de table, prend mes bagages et rejoins les gars devant le studio. Mon manager, David, le bassiste, Georg, ainsi que le chanteur et le guitariste, Bill et Tom, qui sont aussi Jumeaux.

- Bon les mecs, il est déjà 7 h 15 et on est pas en avance. On doit être en France dans quatre heures. Vous savez déjà ce que vous ferez une fois là-bas ? nous questionna notre manager.
- Euh...non, repartîmes-nous.
- Quand vous arrivez, vous déposerez vos affaires à l'hôtel, puis séance de dédicace durant une heure devant l'hôtel. Ensuite quartier libre de deux heures mais interdiction de sortir de l'hôtel. Ce soir c'est concert à Bercy et demain à Nancy. Le reste je vous expliquerai demain.
- Et maintenant on fait quoi ?
demanda Tom.
- Et bien on va prendre l'avion.

Tom se crispa, car il avait une peur bleue des avions. Pour détendre l'atmosphère, Bill me demanda comment allait ma soeur.

- Oh tu sais comme d'habitude. Toujours aussi stupide ! lui dis-je, crispé.

>> Point de vue June <<


La cantine, encore plus mauvais que les autres années. Je picore un peu de salade et du pain puis sors du collège. Je sèche. De toute façon les cours ça ne sert à rien. Je n'écoute pas en plus. Je marche dans la rue en direction de ma maison. J'ouvre doucement la porte mais ma mère est au salon. Moi qui voulais être discrète, c'est loupée.

- T'as ENCORE séché ? Le premier jour en plus ? s'énerva-t-elle.
- Mais pourquoi ne puis-je pas avoir de cours par correspondance ? Comme Gustav ?
- Tu sais très bien pourquoi ! Sors d'ici je ne veux plus te voir !

Je sors de la maison. Je ne peux empêcher les larmes de coulées. Je me dirige vers l'extérieur de la ville et marche dans la campagne. L'air est frais mais le soleil brille. Je vous ai dit que j'étais contente que l'on ne s'occupe pas de moi. Mais en réalité, c'est faux. Cela me fait tellement de mal de ne pas être traité à égalité avec mon frère. Je m'assois au bord d'une petite rivière et regarde l'eau couler. Un oiseau chante et des papillons volent de fleur en fleur. Léger comme le vent, ils n'ont aucun souci. J'aimerais être légère comme le vent, mincir tellement qu'on me remarquerait enfin. Etre légère et n'avoir plus aucun souci, comme ces papillons ou ces oiseaux...

Je ne vois plus les heures passées. Mais quand le soleil se couche, je rentre chez moi. Demain nous accueillons un nouvel élève nous a dit la professeur. Il viendra à côté de moi, c'est la seule place qui est libre. Au fond de moi, je rêve qu'il ne connaisse pas Tokio Hotel, et qu'il me voit pour ce que je suis...

Viens et aide-moi à voler, prête-moi tes ailes, je les échange contre le monde, contre tout ce que j'ai.

________________________________________________

Et voilà ! Maintenant j'aimerais beaucoup savoir si vous trouvez ça mieux. J'ai vraiment fait de mon mieux ! Alors à vos clavier et critiquez-moi ! Bon ou mauvais, c'est égal, de toute façon, ça fait progresser =D

PS : Comment trouvez-vous la nouvelle présentation ?



X_Clau'

# Posté le vendredi 02 mai 2008 02:48

Modifié le lundi 03 août 2009 11:29

Chapitre 2

Chapitre 2


Chapitre 2


Le bonheur, si simple à dire et pourtant si difficile à vivre. Le bonheur c'est un mot parmi tant d'autre, et pourtant il a plus d'importance que certain. Vivre sans bonheur c'est comme vivre sans oxygène. A force, c'est impossible. Mais vouloir tout le temps chercher à le trouver ne fait que l'éloigner. Il faut attendre qu'il vienne à nous, vivre la seconde et profiter de chaque instant de la vie. Certain sont beau, d'autre moins, mais la page du livre de notre vie finit toujours par se tourner.

***


- Quoi déjà ? se lamenta June.

Elle arrêta son réveil et se leva puis se dirigea vers la salle de bain, passa rapidement sous la douche puis s'habilla et se maquilla. Après avoir fait tout ce qu'il fallait, elle mis ses converses, pris sa veste et sans alla vers l'arrêt de bus sans même un regard pour ses parents. Elle marchait tranquillement, ses écouteurs enfoncés dans les oreilles, une chanson du groupe de son frère résonnant dans sa tête. Tokio Hotel ? Et oui, Tokio Hotel. Mais elle préférait mourir plutôt que d'avouer qu'elle aime le groupe de son frère. La musique, elle l'aime. Mais je peux vous assurer qu'en réalité, Bill, Tom, Gustav et Georg ne sont pas comme vous l'imaginez. Mais pour le moment, concentrons-nous sur June. Une fois descendu du bus, elle rejoignit Elisa dans la cour.

- Coucou ! Bien dormis ?
- Oui et toi ?
- Ouais. Comment cela c'est passé avec tes parents quand tu as séché ?
- Dispute. Mais je ne comprend pas pourquoi ils ne veulent pas que je fasse des cours par correspondance. Ils savent que je n'écoute pas en cours pourtant !
- Et bien je ne sais pas, désolé. Mais à par ça, j'ai vu le nouveau aujourd'hui. Super sexy !
dit-elle tout excité.
- Comment s'appelle-t-il ?
- Andréa.
- Il connaît Tokio Hotel ?
- Je n'ai pas encore eu l'occasion de lui parler.

***

>> Point de Vue June <<

J'étais à ma table et dessinait ce qui me venait à l'esprit. La sonnerie n'avait pas encore sonnée mais je ne voyait pas l'intérêt d'attendre dehors avec les groupies de Tokio Hotel qui passerait leur temps à me demander si je vais bien et si je ne voudrais pas quelque chose. J'étais en train de dessiner le papillon que j'avait vu au bord de la rivière quand un blond s'approcha de moi.

- Excuse-moi de te déranger mais je ne connais pas encore le collège, je suis nouveau. C'est bien la classe 9P ici ?

Je levai mes yeux vers cet inconnu. Elisa avait raison, vraiment pas mal le nouveau. Mais je ne cherchais pas de petit ami pour le moment.

- Heu, oui.
- Tu sais quelle table est libre ?
- Oui, à côté de moi.
- Je peux ?
- Bien sur.


Il me regarda en souriant. Ces cheveux étaient blonds et ces yeux d'un bleu océan. De taille moyenne, il me souriait.

- Merci.
- C'est Andréa n'est-ce pas ?
lui demandai-je.
- Oui et toi ?
- June
- C'est un très joli prénom,
me complimenta-t-il.

La sonnerie retentit, et je me replongeai dans mon dessin, souriant inconsciemment.

***


Plus tard, en rentrant chez moi, j'aperçut un post-it sur le réfrigérateur.

“June, nous sommes partit quelques jours. Il y a de l'argent sur le réfrigérateur et celui-ci est rempli. Ne fait pas de bêtises.
Baisers, papa et maman.”


Même pas de je t'aime. Cela pourrait vous choquer venant de parents partant plusieurs jours et laissant sa fille seule. Et bien pas à moi. Je n'en ai jamais reçu de leur part et je ne pense pas que cela me changera un jour. Je profitai de leur absence pour allumer mon ordinateur et visiter des sites prônant l'anorexie. Je n'en ai pas encore eu l'occasion, vu la proximité de mes parents. Mais là, je compte bien utiliser leurs conseils.

Après une heure de lecture intensive, la principale chose à retenir fut : 400 calories par jour, deux heures de sports.


C'est dans l'absolue ignorance de notre raison d'être qu'est la racine de notre tristesse et de nos dégoûts.
(Anatole France)


____________________________________

Que pensez-vous de ce deuxième chapitre ?



X_Clau'

# Posté le vendredi 02 mai 2008 08:47

Modifié le lundi 20 avril 2009 14:14

Chapitre 3

Chapitre 3
Chapitre 3

Mardi 24 août, deuxième semaine de cours

>> Point de vue June <<

Il est temps de vous parler un peu de Tokio Hotel. Pourquoi je les déteste autant ? Comment puis-je aimé leur musique ? Quand j'avais environ 10 ans, c'est-à-dire il y a sept ans, mon frère en avait douze et c'est à cet âge-là qu'il à connu les jumeaux. Georg, il le connaissait déjà grâce aux cours de musique. Seulement, mon crétin de frère a préféré jouer les malins, comme tous les garçons de son âge, en disant détester sa soeur, que je l'embêtais tout le temps, que je n'étais rien qu'une gamine etc, etc. Cela m'a profondément blesser, car avec mon frère, nous avions toujours eu une très bonne relation. A vrai dire, il était tout pour moi. Du moins jusqu'à cette période-là.

Bien sur, les jumeaux ont pris au pied de la lettre ce que disait Gustav, sans même essayer de me connaître. Je dois dire qu'ils étaient jeunes, ça aurait pu être une simple "erreur" de jeunesse. Mais cela n'a toujours pas changer. Lorsqu'ils viennent à la maison, ils prennent un malin plaisir à me faire du mal, à me blesser. Ils me disent des mots qui me font mal, qui me heurte en plein coeur et le casse encore un peu plus. Georg lui, me connaissait avant cette période-là. Il a suivit ses amis, par peur de les perdre, sûrement. Je les hais du plus profond de mon coeur. A par peut-être Tom. Je ne peux rien dire de lui. Finalement c'est le seul qui ne m'a pas vraiment embêter. En fait, il suivait son frère, sans rien dire. Il regardait. Mais il n'a rien fait pour les faire changer, je lui en veux.

Ensuite, comment ai-je connu leur musique ? Ou plutôt aimer ? Au début, alors qu'ils n'étaient que “Devilish”, je n'aimais pas du tout. C'était encore trop gamin. Mais après, aux alentours des 16 ans des jumeaux, ils ont commencé à se faire vraiment connaître. Ils passaient dans les journaux, et cela s'est accroissé quand ils ont commencé à se faire connaître en France. Lisant les magasines, j'ai remarqué qu'ils y parraîssaient de plus en plus souvent. Alors effectivement, cela a attiré mon attention. J'ai donc téléchargé quelques chansons, histoire de voir ce qu'ils valaient vraiment. C'est comme ça que moi, June, soeur de Gustav, aime Tokio Hotel.

***

En plein cours de math, alors que j'observais la verdure des arbres et les canards se baignant dans l'étang, un bout de papier me remis les pieds sur terre. Un coup d'oeil à mon voisin me confirma que s'était bien de lui que venait le message.



<< On m'a dit que tu avais de la facilité en math. Tu voudrais bien m'aider à réviser demain après-midi ? >>



Cela m'étonna beaucoup. Depuis deux semaines qu'il était là, il ne m'avais pas prêter grande attention. Surtout que je n'étais pas la seule à être douée en math. Mais j'acceptai tout de même. Cela me distraira et me fera oublier mes crampes d'estomac. Le reste de la matinée se passa bien jusqu'à la pause de midi. Je me dirigeai à pas lent vers la cantine et me pris une bouteille d'eau. Je m'assis seule car Elisa était malade. Ces temps elle m'énerve, je supporte plus le contact avec les gens. Et Elisa est trop collante. Je ne veux voir personne, parler avec personne. A me l'interdit, ils pourraient t'enlever à moi, elle me dit. Mais j'ai accepté pour Andréa, parce qu'avant j'aurais dit oui, et il faut que je me comporte normalement. Et puis ce sera une chose de plus où je pourrai montrer que je suis la meilleure. Parce que si je ne suis pas la meilleure, je suis la dernière, et ça faut pas. Je dois être douée partout, tout contrôler, tout.

Je surpris le regard d'Andréa, posé sur moi. Dans ses yeux je lus qu'il était intrigué. Je le trouvai bizarre. D'un coup il me demande de faire des mathématiques avec lui, et ensuite il me regarde bizarrement. Je décidai de me levai afin d'aller manger mon “festin” ailleurs. Ce qui me valut des vertiges. Je dus me tenir à la chaise pour ne pas tomber. Un voile de tristesse s'empara de ses yeux. Je ne pus m'empêcher de m'y noyer un moment, avant de revenir brusquement sur terre, je lui lançai un regard noir et voulu aller vers lui pour lui dire ses quatre vérités. Non mais pour qui il se prend ? C'est ma vie, il n'a pas le droit de me regarder. De toute façon je suis moche, il n'y a rien à voir. Les regards des autres me salissent, leurs regards pervers et désireux. Même s'il ne me regardait pas comme ça, il n'ose pas. Je sortis en vitesse de la cafétéria.




***




En rentrant chez moi, je fis un détour par la forêt. En été, j'adore écouter les oiseaux chanter et observer les couleurs de l'été. Le vert pomme des arbres, le marron des troncs mais surtout les reflets du soleil filtrant à travers les feuilles. Mon ventre gronda mais je tentai de l'ignorer. Depuis que mes parents étaient partis - c'est-à-dire une semaine - j'avais déjà perdu un kilo.




***




L'eau brûlante coulait sur ma peau. Je fermait les yeux et me mis bien sous le jet, ma tête fus alors entièrement sous l'eau. L'eau me faisait un bien fou. Brûlante, elle me réchauffait un petit peu. Malgré la chaleur de l'eau, je continuai de frissonner un moment. Mais je n'avais pas à me plaindre. C'était soit : avoir froid dû au manque considérable de calories avalées, soit être une grosse vache jusqu'à la fin de ma vie. J'obtai pour la première solution. Après vingt minutes, je sortis enfin de la douche, enfilai rapidement mon pyjama puis allai dans ma chambre. Ces simples gestes de tous les jours me faisaient déjà souffrir. Ma respiration s'accélérait et mon pouls aussi. J'allumai mon ordinateur et me connectai ensuite sur “tokiohotel.com”. Je remarquai alors une vidéo. Bill s'excusait d'avoir annuler des concerts à cause de son opération.

Pourquoi Bill était-il si attentionné, gentil, envers ses fans ? Pourquoi ne pouvait-il pas faire l'effort de me connaître avant de me juger ? Et surtout, pourquoi Gustav ne s'est-il même pas excuser de la façon dont il avait parler de moi à ses amis ? Etais-je donc moins importante que ses amis ? Sûrement...Sinon, pourquoi aurait-il réagi comme il l'a fait ? Tant de questions sans réponses...




***




Quand je me réveillai, il était 11 h 46. Je me levai, doucement afin d'éviter les vertiges, et me dirigeai vers la salle de bain pour faire ma toilette habituelle. La première chose que je fis fut de me peser. Enfin, enfin j'approchais de plus en plus de la perfection. 39 kilos. Enfin un trois, et plus un quatre.

J'observai mon corps dans la glace. C'était comme si je ne faisait plus partie de mon corps. Je me sentais flotter au dessus de lui. Je me voyais lever ma main vers ma joue et la caresser. Donner des coups sur mon ventre, l'aplatir encore. Regarder cette graisse recouvrir mon ventre, mes côtes. Penser qu'elle ne sert à rien. Le corps est fait d'os, pourquoi il y a de la graisse dessus ? C'est inutile. Mes joues sont grosses, mais regarder moi ! Je suis moche.

Je flotte au dessus de mon corps, et je l'observe. A à pris possession de mon corps. Elle contrôle tout. C'est grâce à elle si je suis en train de devenir parfaite. Elle m'a construit une muraille, elle me protège. Elle repousse les gens qui viennent trop près, elle me dit stop à la nourriture, elle m'aide à me dire quand j'ai trop manger. Ma tête entière est devenu une calculette. Ma tête est rempli de nourriture. J'y pense jours et nuit. Je ne veux pas en entendre parler, c'est sale. Mais j'y pense tout le temps. Je vois un aliment, je regarde la table calorique. A force je connais par coeur la table de tout les aliments. Le pourcentage de lipide de chaque aliment, de chaque cent gramme. Pomme, 76 calories, pas de lipide. Viande, beaucoup trop. Pizza, 700 calories. Je connais tout, je passe ma journée à compter. Ma tête va exploser mais je ne peux faire autrement. Nourriture, calories, compte, compte, compte...

Vers une heure, je fus prête. Je descendis, enfilai mes ballerines, pris ma veste en cuir et me dirigeai à pas lent vers la maison d'Andréa. Marcher, tous les jours. Vite, vite. Cent abdos le soir, non deux-cents. Allez juste encore cent, bah finalement milles ce serait parfait. Sport, nourriture, calories.

Arrivé chez lui, j'hésitai puis finalement, je finis par toquer.

- Hello ! dit-il en m'ouvrant.
- Salut, répondis simplement.
- Tu n'as pas l'air bien toi !
- Merci, très bonne façon d'accueillir les gens.
- Désolé. Entre ! Tu veux manger ou boire quelque chose ?
- Un verre d'eau s'il te plaît.
- Tiens.


Quelque chose chez lui m'intriguait. Peut-être sa façon d'être si familier envers moi alors qu'on ne se connaît que depuis une semaine ? Je ne sais pas. Mais plus je le regardai, plus il m'attirait. Mais A me la interdit. Je n'ose pas le laisser percé cette muraille, il n'ose pas la franchir. Il va t'éloigné de moi, me susurre A, ne l'écoute pas. Non non !!! Tu ne dois pas partir A, reste. Andréa, je ne le laisserai pas. Je ne veux pas te perdre, sans toi je meure. Protège-moi encore, aide-moi à atteindre la perfection.




L'attirance n'est pas forcément Sexuel, elle peut être simplement lié à l'envie de connaître une personne qui nous intrigue, à la découvrir.



X_Clau'


# Posté le mardi 20 mai 2008 12:31

Modifié le mercredi 24 décembre 2008 07:21

chapitre 4

chapitre 4

<< Point de Vue June >>


Il me fit rapidement visiter sa maison puis nous montâmes dans sa chambre. Elle était de taille moyenne, des affiches de divers groupes de rock ornaient les murs. Pour une chambre de garçons, elle était relativement bien ranger.

- Voici ma chambre ! s'exclama-t-il.
- Elle est jolie.
- Merci !


Comme je ne voulais pas m'attarder, je passai directement au sujet principal.

- Quels trucs n'as-tu pas compris ?
- Les fonctions. En faite je n'ai juste pas compris ce que signifie le “a” et le “b” dans la fonction affine f(x) ---> ax+b
- Et c'est pour cela que tu m'as fait venir ?


A présent, j'étais juste furieuse contre lui. Il m'a fait faire tout ce chemin pour ça ? Mais alors ça, c'est le bouquet ! Mais que me veut-il à la fin ?!

- Oui. Et pour autre chose mais je t'en parlerai plus tard.

J'étais prête à lui sauté dessus de rage. Quel salaud ! Mais il fallait que je reste normal. Enfin, le plus possible.

- Bien, soupirai-je, alors “a” signifie, comme “x” d'ailleurs, un nombre quelconque. “b” de même. Par exemple, ax + b pourrait être remplacé par 2 fois 3 plus 4. Tu vois ?
- Ouais donc en faite, c'est tout simple,
réalisa-t-il.
- Exactement.

Je sirotai ma boisson, attendant qu'il brise le silence. Qu'il me dise ce qu'il voulait pour que je puisse me casser et faire ce que j'ai a faire.

- June ?

Je levai les yeux vers lui. A m'ordonna de les descendre, de ne pas le regarder. Mais je ne pouvais pas. Ses yeux m'attiraient comme des émans. J'avais la sensation au plus profond de moi que je pouvais lui faire confiance, qu'il allait me faire sortir de la merde dans laquelle je vis en ce moment. J'en étais persuadée. Mais A savait tout ça. Et la peur de la perdre m'était trop grande. Et si elle ne voudrait plus de moi ? Je ferais comment ? Donc je lui obéis et je baissai les yeux.

- Oui ?
- Pourquoi, pourquoi es-tu comme ça à au lycée ?
- Comme quoi ?
demandai-je intriguée.

Mon ton était devenu plus froid, comme redoutant la suite. Au fond de moi, je savais très bien de quoi il voulait me parler, mais j'évitai à tout prix de penser à ça. Il ne fallait pas qu'il le sache. A me punirait. Ce serait de ma faute, je n'aurai pas fait assez attention. J'aurais du mieux cacher quelle était en moi. Pourquoi ? Je ne le sais pas moi même. Mais A ne me le dit pas. Elle est là et c'est tout. Et ça ne me dérange pas.

- Pourquoi es-tu si distante ? Pourquoi n'es-tu pas avec les autres ? Et surtout...pourquoi est-ce que tu ne manges pas à la cantine ?
- Pourquoi je te dirais tout ça ? Pourquoi je te ferais confiance hein ?
- Parce que tu peux me faire confiance.

Son ton était catégorique. Et ses prunelles avaient pris une étrange teinte bleu. Elles luisaient, comme si de l'eau coulait dedans. Là, je bouillais. En fait, il m'avait attiré chez lui pour me faire la morale ! Et moi qui était tombé dans le panneau comme la dernière des connes que je suis.

- Premièrement, ça ne te regarde pas. Deuxièmement, je mange à la cantine !!

Je m'énervais contre lui alors qu'il essayait juste de m'aider. Mais il n'avait pas le droit. On ne se connaît pas, c'est la première fois que nous nous parlons. Il n'a pas le droit. A me l'interdit, et elle a raison. Il essaie juste de me séparer d'elle.

- Tu manges deux bouchées de salade et tu mets le reste à la poubelle ! retorqua-t-il.
- Je dois y aller.

je me levai sans me retournai. Si je rentrais encore en contact avec ses prunelles bleues océans, je ne pourrais que lui raconter la vérité, toute la vérité. Je sortis de sa maison, ignorant ses appelles. Arriver à la hauteur du portail, je me retournai, il était resté sur le pas de la porte. Dans son regard, on lisait le désespoir.

- Je ne fais plus confiance à personne, dis-je d'un ton froid et distant.
- J'essayais juste de t'aider, murmura-t-il.

Ca je le savais bien, mais je n'étais pas prête. Si sa se trouve, j'avais perdu la chance de me sortir de ce trou. Mais je ne peux pas. J'ai trop peur. J'ai tout fait pour oublier qui je suis vraiment et ce qui m'a fait devenir comme ça. Je m'occupe chaque jour de plus en plus, je n'ai plus le temps de soufflé. Mais ça me permet aussi d'oublier de réfléchir à ma vie.

Mon livre du moment, c'est << Moi, Christiane F, 13 ans, droguée, prostituée >>. Ce livre me fait un peu pensée à ma vie. Christiane est prisonnière de la drogue. Ma drogue à moi, c'est A. C'est la faim. Quand j'ai faim, je me sens si légère, mes problèmes s'envolent en même temps que la graisse disparaît. Christiane aimerait tellement guérir. Elle essai, mais retombe à chaque fois dans sa drogue. Elle à une vie de merde, plus particulièrement sa famille. Elle trouve refuge dans la drogue. Sa A à elle, c'est l'Héroïne. H. H parle pour elle. Elle envoi des messages de détresse à son entourage, mais lorsque quelqu'un veut l'aider, elle se renferme sur elle-même et refuse d'essayer. Finalement que serait-elle sans l'H ? La fille d'avant, pas “cool” ? Elle perdrait ses amis et son petit ami. Parce que si elle continuerai à les fréquenter, c'est sur il l'a ferait replonger. Car ses amis, même s'ils veulent arrêter, sont comme elle, ils n'y arrivent pas. Ils seraient toujours drogués, et ils la feraient replongé.

A, personne ne pourrait me la rendre, mais j'ai si peur de la perdre, que serais-je sans elle ? Elle est tout, elle est moi. Mais j'aimerais tellement sortir de cette merde. Pensé à la nourriture 24 heures sur 24, c'est chiant. Passer notre temps à compter les calories, à regarder la nourriture comme si s'était Dieu, et ne pas y toucher. J'en ai mare. Je prie pour qu'Andréa me tombe dessus, et ne me lâche plus. J'espère qu'il continuera à me faire chier, même si je n'arrête pas de l'engueuler. Même si ce n'est pas humain. J'ai besoin de lui plus que tout. C'est sûrement mon dernier espoir. Qui d'autre que lui à compris que j'étais malade ? Personne.

Mon téléphone portable interrompit mes pensées.

- Allô ?
- Chérie ? C'est maman. On rentre dans une semaine. D'accord ?
- Mais ça fait déjà une semaine et demie que vous n'êtes pas là !
geins-je.
- Je sais. Mais tu es bien assez grande pour te débrouiller toute seule. Et puis, nous comptons encore trouvez un merveilleux cadeau pour ton frère.
- Oui...Maman.
finis-je par dire.
- Très bien. Alors à dans une semaine. Bisous
- Bisous...Je


Au moment ou j'allais dire “je t'aime” - ce qui malgré tout était vrai - je remarquai qu'elle avait déjà raccroché.





***






Ce que j'avais fait à Andrea était méchant, je l'avoue. Mais je ne pouvait me résoudre à tout lui dire. Qui me prouverais qu'il ne serait pas comme les autres ? Tu crois que tu peux faire confiance à des personnes et après, tout s'envole. Et tu réalise qu'en faite, ils se sont servis de toi. Qui me prouverait qu'il n'est pas comme ça ? Ses yeux brillant et attentionnés, la petite lueur dans chacune des pupilles et sa façon d'être avec moi me donnent envie de lui faire confiance. Mais maintenant c'est peut-être trop tard. Mais je ne supporte pas que quelqu'un veuille entrer dans ma vie comme ça, et tout savoir de moi. Enfin, A ne veut pas. J'aimerais tellement arrêter cette merde.

Le téléphone sonna. C'était encore ma maman.

- Maman ?
- Oui, June, je voulais te dire que nous venions dans quatre jours, au lieu de sept. Il faudra que tes bagages soient prête. On part pour deux mois.
- Et je ne peux pas rester ?
- Non, je ne veux pas que tu fasses de bêtises.
- Mais maman !
- Il n'y a pas de mais ! Tu viens, un point c'est tout. Sur ce, à samedi.

Elle raccrocha. Y aura-t-il un jour où je pourrai faire ce que je veux ? Où je me sentirai libre ? Y aura-t-il un jour où quelqu'un s'intéressera suffisamment à moi, et m'aimera ? Mais qui peut aimer une fille qui ne s'aime même pas elle-même ? Qui pourrait avoir assez de force pour m'aider ? Ces cinq derniers mois je me suis enfoncée dans une merde pas croyable. Je le sais, je ne suis pas normal. Mais je ne peux pas faire autrement. C'est ma drogue. La faim est ma drogue.


Au secours.


# Posté le mardi 06 mai 2008 07:13

Modifié le lundi 20 avril 2009 14:15